Ce que je ressens mérite d'être entendu

Il y a des jours où je ressens fort.

Tellement fort que ça m’étire de l’intérieur.

Comme une tension douce… ou brutale.

Un trop-plein sans mots.

Un ressenti qui n’a pas de cause claire, pas d’origine précise.

Mais qui est là. Bien là.

Je m’ouvre un peu. J’essaie de le dire.

Je choisis mes mots avec soin.

Je fais attention à ne pas déranger, à rester douce, claire, raisonnable.

Et arfois, l’autre en face me répond :« C’est pas si grave. »

Ou il ne répond pas.

Et je me retrouve seule.

Avec mon émotion entre les mains.

Comme un cadeau que personne n’a voulu ouvrir.

Alors je ravale. Je m’ajuste. Je souris.

Mais la vérité, c’est que ce que je ressens est vivant.

C’est vrai.

C’est digne.

Ce n’est pas une question de fragilité.

C’est une question d’intensité. D’honnêteté. D’humanité.

Je n’ai pas à devenir plus légère pour être aimée.

Je n’ai pas à m’amputer de moi-même pour qu’on reste près de moi.

Je n’ai pas à m’excuser d’exister profondément.

Mon ressenti n’a pas besoin d’être corrigé.

Il a juste besoin d’un endroit où il peut être ce qu’il est : un mouvement.

Un appel. Une vérité.

Je n’ai pas besoin qu’on me répare.

J’ai besoin qu’on me reconnaisse.

Ici, c’est un espace où chaque ressenti est juste, vivant et reconnu.

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