Des conversations qui transforment
Ce soir j’ai vécu quelque chose de rare.
Quelque chose de simple, mais vibrant.
Quelque chose qui, à mon sens, fait partie de la Vie avec un grand V.
Deux femmes sont venues me visiter.
L’une, une amie très chère, présente dans ma vie depuis des années.
L’autre, une amie à elle, que je ne reverrai peut-être jamais.
Elle habite loin, à l’Île-du-Prince-Édouard.
Et pourtant… ce soir, nous avons parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours.
Une spiritualité vivante
Nous avons parlé de ma démarche d’étude.
Du lien que j’entretiens avec le sacré.
De comment, au fil des années, ma relation avec ce qui est plus grand que moi s’est transformée.
Il fut un temps où entendre parler d’une force plus vaste me semblait abstrait, voire inaccessible.
Aujourd’hui, ma pratique spirituelle explose de tous les côtés — c’est le mot juste.
Elle déborde. Elle m’habite. Elle me traverse.
Ce n’est pas une affaire de croyance ou de dogme.
C’est une manière de vivre, de ressentir, d’écouter et de me relier.
De la profondeur sans prétention
Nous avons parlé de foi. De communauté. De consultation.
De ce besoin immense de ne pas tout porter seul.
Mais surtout, nous avons vécu une conversation. Une vraie.
Pas une série d’échanges poliment intéressés. Mais une rencontre.
Une présence réciproque. Une écoute sans masque.
C’est rare. Et pourtant, dans ma vie, ça l’est de moins en moins.
Parce que je multiplie les occasions.
Parce que je cherche, consciemment, des personnes avec qui ce type de discussions peut exister.
Parce que je choisis la profondeur. Parce que j’y crois.
Des liens verticaux
Je sais que je ne reverrai peut-être jamais cette femme venue de loin.
Mais entre nous, il s’est passé quelque chose de plus solide que des années de bavardages de surface.
C’est ça, à mon sens, créer un lien authentique.
C’est oser ouvrir un espace intérieur.
C’est se montrer tel qu’on est, sans chercher à impressionner ou à convaincre.
C’est parler de cœur à cœur, de valeurs, de vie, de foi, de ce qu’on traverse vraiment.
Ce n’est pas une question de fréquence ou de proximité.
C’est une question de verticalité.
Ce que je retiens
On peut rencontrer quelqu’un pour la première fois et se sentir profondément en lien.
Ce n’est pas la quantité de conversations qui compte, mais la qualité de présence qu’on y met.
Quand la spiritualité devient incarnée, elle s’infiltre dans nos échanges les plus simples.
Il est possible d’élever nos relations, une conversation à la fois.
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