Parfois, le vrai courage c'est d'annuler
Hier, j’ai pris une décision qui n’était pas facile.
Pas spectaculaire.
Pas urgente.
Mais profondément importante.
Le mois dernier, j’ai annoncé une activité de Constellations Familiales. Une journée que j’avais imaginée dans un élan d’équilibre; entre donner et recevoir.
Parce que j’ai tellement reçu dans les dernières années.
De ma communauté.
Des cercles.
Des rencontres.
De la Vie.
Et j’avais envie de redonner.
Avec cœur.
Avec présence.
Avec cette envie sincère de soutenir, à mon tour, ce qui cherche à se mettre en mouvement dans les histoires des autres.
Mais…
Un mois difficile. Une impasse silencieuse.
Le dernier mois a été dense.
Inconfortable.
Pas catastrophique.
Mais suffisamment chargé pour que je sente quelque chose se déplacer en moi.
Et en m’approchant de cette date, une question revenait : « Est-ce que je peux vraiment tenir cet espace ? »
Parce que mes journées d’accompagnement sont précieuses. Ce ne sont pas des ateliers comme les autres. C’est un temps suspendu, où l’on entre dans les racines invisibles de ce qui bloque, où chacun dépose une partie de son histoire dans un champ partagé.
Et ça demande une présence pleine.
Ancrée.
Vivante.
Et je savais que je n’étais pas là.
J’ai eu peur d’annuler.
Peur de décevoir.
Peur de ce que les gens diraient.
Peur de ce que je devrais expliquer.
Et pourtant, plus j’essayais de faire taire cette petite voix intérieure, plus elle frappait fort.
Alors j’ai arrêté.
J’ai respiré.
J’ai écouté.
Et j’ai choisi la franchise.
J’ai choisi l’authenticité.
Ce que j’ai reçu… c’est la tendresse.
Le jour même où j’ai annulé, j’ai reçu des messages magnifiques.
Des mots doux.
Des compréhensions silencieuses.
Des « merci de te choisir » et des « ça me touche, ton courage ».
Et là, j’ai su.J’ai su que j’avais fait le bon choix.
Parce qu’en choisissant d’être honnête, je n’ai pas seulement pris soin de moi.
J’ai aussi pris soin du groupe.
Je ne pouvais pas offrir une journée de présence profonde si je n’étais pas moi-même présente à ce que je vivais.
Faire confiance à la voix intérieure
Chaque fois que je participe à une constellation familiale comme représentante, je réapprends à faire confiance.
À cette voix.
À mon ressenti.
À cette sagesse qui ne crie pas, mais qui insiste doucement.
Et cette semaine, dans ma vie personnelle, j’ai vu que cette capacité à ressentir, à écouter sans mentaliser, m’a permis d’aller chercher ce dont j’avais vraiment besoin.
Pas ce que j’aurais « dû ».
Pas ce que j’avais « promis ».
Mais ce qui était vivant, maintenant.
Ce que je retiens
L’authenticité ne déçoit pas. Elle relie.
Le courage, c’est parfois de ne pas tenir parole, mais de tenir à soi.
Le ressenti est une boussole. Encore faut-il lui faire de la place.
Et parfois, redonner à sa communauté, c’est commencer par l’honorer avec vérité.
Commentaires
Enregistrer un commentaire