Une semaine plus tard : j’ai mal, j’ai peur… pis je m’assois avec.
🕊 Ça fait une semaine. Une semaine que j’ai eu mon opération.
C’était pas ma première. C’était ma quatrième à vie. Mais je sais pas si c’est comme les accouchements, genre si on produit une hormone qui efface la mémoire ou quoi, mais honnêtement : je me rappelais pas que ça faisait aussi mal que ça.
À quel point tu deviens vraiment invalide. Littéralement. Plus capable de rien.
J’ai fait ce choix-là pour ma santé. Parce que les prolapsus me limitaient. Ils étaient handicapants dans ma vie.
Mais là, en ce moment… ben c’est l’opération qui est plus handicapante que ce que je vivais avant.
Y’a des moments un peu moins pires que d’autres, un peu moins de douleur… mais en général ? Je suis fucking alitée. Pis je pèse mes mots.
On choisit de se faire opérer pour aller mieux... pis on se retrouve à prier pour sortir 5 minutes sur le balcon
Pensez-y une seconde.
Tu prends une décision, une grosse décision, parce que tu veux améliorer ta qualité de vie, régler un truc qui t’empêche de vivre pleinement… Pis bang. T’es clouée dans ton lit. Pis le seul highlight de la journée, c’est peut-être… aller respirer l’air frais sur le balcon 5 minutes.
Pis si, par malheur, tu marches plus de 10 minutes dans ta propre maison ? Tu t’en ressens pendant les prochaines 24 heures. Ouais, 24 heures. Pour avoir osé marcher un peu trop.
Imaginez le coup dur. Pour le corps. Pour le moral. Pour tout.
C’est quoi mes options, là ?
Option 1 : je continue à pas vraiment m’arrêter.
Je fais semblant. J’endure. J’ai mal. Je prends mes opioïdes de marde. Je déprime quand ça fade out. Pis je guéris jamais (j’exagère à peine… rire nerveux).
Option 2 : je m’arrête. Vraiment. Genre… rien faire. 😱
Pis là, ceux qui me connaissent vont comprendre à quel point ça me fait freaker. Parce que je suis déjà en arrêt de travail depuis un bout. Mais même en arrêt, je faisais toujours quelque chose. Une petite affaire. Un p’tit projet. Une idée.
Mais là, mon corps, il veut plus rien savoir. Il peut pu. Il veut juste guérir.
Pis peut-être, juste peut-être, qu’il a besoin de ce temps-là pour m’apprendre à vraiment me déposer. À rien faire. À juste être. 😱
Juste y penser, j’ai les pieds qui fourmillent. Littéralement.
Je me dis… peut-être que c’est là qu’on échoue notre guérison
Peut-être que c’est ça, le fameux 20 % de femmes qui échouent leur chirurgie : La peur de vraiment se déposer. La peur de s’arrêter. Pour vrai.
Faque voilà. Ça fait mal en criss. J’ai peur en chef. Pis je réalise que malgré tout ce temps-là, malgré tous les outils pis les prises de conscience… ben je sais toujours pas comment me déposer dans le rien faire.
Pis là… j’ai fucking pas le choix.
Fait que j’ouvre la porte à l’aide. Pis j’essaie de rester là
J’accepte que mes parents viennent me visiter. Qu’ils m’aident. Qu’ils fassent du ménage, qu’ils cuisinent. Pis moi… je vais essayer de m’asseoir avec moi-même. Essayer j'ai dit ;-)
Je sais pas encore comment faire. Mais une chose est sûre : je veux pas traverser cette douleur-là pour rien.
No fucking way que je vive tout ça… pour que ça tienne pas en place.
Let’s face it. À 43 ans, c’est peut-être ça, le vrai chemin : Apprendre à me regarder en face… Sans fuir ma propre réflexion.
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